Il y a maldonne ! Tour à tour Cadacha, Fadacha … puis S.A.E.P débrayaient. La griserie de la compétition incitait jusqu'à à la gauche. De quérulence souffrait chacun. Qui serait bête de concours ? Kadour Sabbora, nom ou sobriquet fort corrélé. Un beau métier est la relation. L’humeur badine de l’idée n’est pas atypique. C’est un genre de malice voisin des « lazzis du commerce » de Balzac. Le frondeur censurait et le quolibet chinait. Allal Lamkada était le boucher du quartier, Jelloul Al Farda le cordonnier et Ali Lamkass le coiffeur. « Allah yarham nakaba ! » Kadour dixit. Sa collègue Zahra Lardoise soupire. Dans quelques temps, elle part en retraite. Trente ans de loyaux services après, elle temporisait, il y a une paye, une protestation bruyante. Au burlingue allaient venaient des redresseurs de tort. Chacun se défiait de l’autre. Dénombrait dix fois le nombre de ses partisans. Les querelles de chapelle sont courantes chez les permanents des syndicats. On ergote sur des vétilles et on s’entend, souvent, pour couper de nouveau les cheveux en quatre. Aux bisbilles tout le monde s’est habitué, hors que ces derniers temps leurs grognes sont apparemment unanimes. On dirait que leurs volontés sont depuis peu en communion. Il se prétendait un concurrent bête de concours. Et ce n’est pas une chose à dire. La mystagogie des coulisses n’admettait pas, d’après eu, une fédération inédite. A petite cause grands effets. Pendant que rabat-joie et arrivistes, de part et d’autre, marchaient sur les brisées d’un postulant entrant en lice, il est frustré de ses droits légitimes un pauvre budgétivore subalterne. Non, quel bin’s ! Ça ne mange pas de pain pour se mettre d’accord. Il faut que les antagonistes de la société léonine trouvent un compromis à long terme. Par contre, si le parti proie de cette gabegie envisageait d’agir seul, il ne devait pas saboter ses arguments. Ce ne sont pas des présomptions qui désillusionneraient les vétérans de ce hobby flottant Les victimes de cette partialité ont eu recours jusqu'à présent, aux sommaires moyens civils pour protester. On débrayait mais on ne discutait pas âprement. Des touche-à-tout étaient parmi la foule, bandana au cou. Un apparatchik avait payé le coton pour inscrire son nom. Au camp volant d’une kermesse, de bonnes mœurs ont collationné tantôt le leader et les séides. C’est comme par le passé, les souffres douleur de ce sophisme sont invitées à titre légal, à un simple mécontentement. Et ce n’est pas si grossier si les régents des classes primaires réagissent, toujours, et sans appel. Auraient-ils tort ceux-la de croire ensemble à leur cause. Le caissier avait déjà une fois mangé la grenouille. Vraisemblablement, point du tout d’aucuns n’y doutaient parce que d’abord leur matérielle affichait assez d’indigence. Leurs enfants, leurs frères, leurs sœurs, qui déçu d’être licencié en une grande science, qui ne sachant que faire après avoir eu son baccalauréat. Malheureusement, tous les traumatisaient l’enquiquinement de leurs aînés. Les tenants et les aboutissants constituaient un hic qui désormais subsistait. Et c’est l’étiquette politique qui est mise en cause. D’abord ne laissons pas pisser le mérinos. Il se cache derrière son petit doigt quidam. Les esprits de bas étage ne sont aucunement concernés. Si émules dédaignaient traiter rivaux de pair à compagnon, la désunion prorogerait l’inimitié. Toutefois, il n’attigeait personne, s’il s’agit de dénoncer l’inconfort de la mesure attentatoire à la justice sociale. Abdellatif BELHIRCH Un enseignant de Marrakech |